- Gestion de projets publicitaire retail et opérationnels
- Pilotage et mise en œuvre de projets marketing (Brief-agence, production, logistique) – ±20 projets/an
- Création de publicité promotionnelle en lien avec la force de vente et les chefs produits – 50% PDM sur T3 2011
- Élaboration et mise en place du développement de nouveau packaging en relation avec les chefs produits
- Exécution et suivi des promotions, relations avec les agences (60% en anglais), traitement des litiges client
- Chargé d’études hebdomadaires marchés – Sell IN/OUT, Part de voix, Lignes produits, Concurrences
- Contrôle du déploiement, de l’élaboration et suivi budgétaire des opérations à date – ±3M€/an
Hewlett Packard – CPM, un vrai premier pas en entreprise

Cet emploi de 18 mois m’a permis de mettre mon premier pas dans le monde des nouvelles technologies. Ce travail dans le domaine du marketing couvrait un large panel de domaine qui n‘a eu de cesse de s’étoffer au fur et à mesure des demandes de mon service – la branche impression encre grand public. Je me suis vu confier des missions allant du Trade marketing au pôle communication et relation publique en passant par la gestion des promotions.
Cette première expérience dans une grande entreprise, largement tournée à l’internationale, et où le travail en équipe est aussi important qu’autonomie individuelle, m’a permis de me confronter rapidement à certaines problématiques : gestion du temps, de la charge de travail, et du stress lié à la pression exercée au sein de l’entreprise.
L’entreprise et la mission
Passé d’un simple garage de Palo alto, en Californie à une entreprise multinationale, Hewlett-Packard est aujourd’hui capable de répondre à tout type de demandes dans le domaine de l’informatique personnelle, professionnelle, de l’impression, et dans les infrastructures réseau.
Embauché dans le pôle marketing de la branche impression grand public, ma mission à consister à seconder la partie Trade Marketing et la partie Communication, promotion et relations publiques. Rapidement considéré comme un collaborateur à part entière, mon rôle visait à soulager la part de travail des managers et, au fil du temps d’être totalement autonome sur des projets publicitaires du Brief agence, en passant par la conception de visuels, jusqu’à la commercialisation du concept publicitaire.
De plus, afin de répondre à une forte demande de la partie Trading, j’ai été en charge de la création de la veille concurrentielle et du pilotage du budget.
Compétence et connaissances
Cette expérience chez HP m’a permis de me confronter réellement aux exigences et à la pression que peut générer une telle entreprise, mais aussi d’avoir l’opportunité d’acquérir certaines compétences nécessaires à la bonne réalisation de ma mission, telle que la maitrise des temps et des besoins, savoir piloter un projet publicitaire en autonomie et maitriser l’ensemble des procédures de « création » publicitaire lié aux nouvelles technologies et à la grande distribution.
De plus, cet apport fut également technique avec la maitrise des outils bureautiques Office, des outils internes de traitement. Ainsi, j’ai pu découvrir les différentes fonctionnalités liées au traitement des données par MS Excel, les outils de créations et de traitement graphique Adobe Photoshop et InDesign CS5.5, et enfin l’indispensable MS Outlook pour la gestion des mails et des rendez-vous.
Aujourd’hui, avoir pu travailler pour une grande entreprise fut une chance. Cette expérience m’a apporté un certain recul vis-à-vis du monde publicitaire et du marketing en général. Avoir la capacité de comprendre et d’analyser les enjeux d’une campagne de promotion, de pouvoir définir une cible publicitaire suivant le produit proposé à la vente, comprendre comment fonctionne une grande entreprise et de pouvoir y évoluer sereinement.
Grâce à cette expérience extrêmement formatrice dans le monde professionnel, j’ai pu utiliser les éléments appris au travers des cours dispensés à l’époque par mon école de commerce – ISG – et compléter ceux-ci par cette expérience pratique du terrain.
A l’époque, malgré mes précédentes expériences professionnelles, le fait de faire un stage en tant que collaborateur dans une grande entreprise internationale m’a beaucoup intimidé, voir même me faire douter de mes capacités tant la marche entre un professionnel et un simple étudiant en dernière année d’école de commerce était grande. Afin de m’adapter aux exigences de mon équipe, il m’a fallu remettre à plat l’ensemble de mes habitudes de travail afin de pouvoir gérer au mieux mes mails, mes rendez-vous et mes échéances. Bien que chaque entreprise possède sa propre culture, cette capacité de remise en question de mon travail m’a permis d’aborder avec plus de confiance le monde du travail.
Cependant, au travers du monde théorique de l’étudiant, il est tentant de considérer l’entreprise comme un monde où chaque décision est prise de manière optimale et efficiente. Or, à l’aune de cette expérience en entreprise, je constate en fait que cette vision-là est un peu éloignée de la réalité.
En effet, arriver dans un nouveau milieu, nous avons tendance à voir l’entreprise avec un regard extérieur, à constater certaines incohérences, certaines limites que nous ne comprenons pas forcément au départ ou bien à vouloir modifier ou améliorer certaines procédures. Généralement, nous rencontrons dans ces cas-là une certaine inertie propre à ces grandes structures.
Plutôt que de prendre ça comme un échec, je me suis forcé à changer de point de vue et de prendre le problème dans son ensemble, et ce afin de bien saisir les tenants et les aboutissants. Puis, dans la mesure du possible, de faire des propositions allant dans le sens de la légère amélioration, généralement plus simple à mettre en place et mieux perçue par la hiérarchie.
Par médiation, et dans un souci de recherche de compromis, j’ai appris à contourner les obstacles rencontrés et à considérer un problème par ses solutions envisageables.
Formation personnelle
Le fait d’évoluer dans le milieu professionnel nous force naturellement à nous remettre en question afin de nous confronter au plus près des besoins et des exigences de l’entreprise. Le plus difficile dans ce processus est de soutenir une forte responsabilité, car nous étions considérés comme des collaborateurs à part entière, ce qui accroit la pression exercée.
Être collaborateur tout en étant stagiaire est un exercice qui, dans les relations entre les collègues plus haut placés et plus anciens, est parfois un exercice d’équilibriste où le mot diplomatie prend tout son sens : ne pas hésiter à déranger les collègues pour leur demander conseil ou une information, être capable d’être autonome et trouver seuls les solutions à nos propres problèmes professionnels.
L’autonomie et la responsabilité de son travail sont encore plus importantes dans l’entreprise. Lorsque nous étions que de simples étudiants, nous travaillons pour nous-mêmes, et les conséquences, bonnes ou mauvaises, n’influencent que nous. Or, en entreprise, notre travail fait partie d’un tout, et si celui-ci ne correspond pas aux attentes ou bien qu’il soit incomplet ou remis en retard, cela peut handicaper l’ensemble de l’équipe. Cette responsabilité m’a forcé à acquérir plus de discipline et à prendre une certaine autonomie dans mon travail.
Lorsque nous évoluons au sein d’une entreprise, nous sommes confrontés au facteur humain et notamment lorsque certaines entreprises cherchent à importer la propre culture de leur pays d’origine, ce qui parfois peut entrainer certaines incompréhensions par rapport à la culture d’accueil. Dans ce cas de HP, la culture d’entreprise est fortement teintée de la culture de travail à l’américaine. Ce type de management prône l’indépendance et l’autonomie, mais il comporte une forte composante de reporting ou de procédures qui influencent les interactions sociales.
Le « vous » n’existe pas, la notion de barrière hiérarchique est gommée et tous les employés, du CEO au stagiaire, sont logé à la même enseigne, dans un open space.
Cette culture est très différente de celle que l’on a l’habitude de voir en France comme le vouvoiement et la notion de distance hiérarchique, ou bien le bureau comme espace privatif ou encore la notion de reporting qui est moins présente.
Ces deux cultures ont, d’un point de vue relation humaine et hiérarchique, des avantages et des inconvenants. La culture américaine fait que lorsque l’on a un besoin, on peut avoir accès à l’autre plus facilement. La notion d’indépendance et d’autonomie est responsabilisante et gratifiante, ce qui ne retrouve pas dans la culture locale.
Dans la filiale française de HP, ces deux types de management avaient parfois du mal à s’accorder. Les barrières hiérarchiques étaient culturellement encore présentes, ce qui n’aidait pas à trouver sa place. La notion d’open space faisait que l’employer avait l’image d’un mercenaire. Le reporting à effectuer à la moindre action donnait l’impression de passer autant de temps à faire l’action que de décrire ce que l’on vient de faire.
Au-delà de ces désagréments inhérents à la culture de l’entreprise, la notion prône l’indépendance et l’autonomie m’ont permis, même en tant que stagiaire, d’être considéré comme un collaborateur. De plus, ces notions ont fait que j’ai pu « créer mon job » et prendre des responsabilités. Ce qui, je crois, n’aurait pas pu se faire dans une entreprise franco-française.
Ayant souhaité évoluer dans le monde des nouvelles technologies de l’information et des communications, le fait d’avoir travaillé pour une grande multinationale fut et est, un vrai plus pour mon projet professionnel passé et futur.
Aujourd’hui, après avoir eu d’autres expériences professionnelles, cette expérience m’a permis de développer des qualités professionnelles et personnelles qui aujourd’hui m’aide au quotient dans mes tâches et mes responsabilités, en tant que consultant ITSM chez Econocom.
